
Jusqu'alors, je pratiquais l'Aïkido Traditionnel, codifié avec une attitude, et des techniques inspirées du maniement des armes, tel le Boken et le Jo. Le principe fondamental demeure l'esquive de l'attaque à main nues ou avec une arme, en sortant de cet axe destrtucteur et rediriger par une projection ou une immobilisation l'Énergie qui vient de votre adversaire/partenaire. La question est de savoir, à partir du moment où l'on rentre dans une École avec un Enseignement et un Sensei, si l'on va pratiquer toute sa vie d'Aïkidoka avec le style appris ou si à l'inverse il faut avoir l'Esprit ouvert et découvrir un nouveau style qui pourra nous permettre d'atteindre les petits et Grands Mystères ?
C'est une réponse personnelle, qui va dépendre de sa propre Nature et de ses aspirations. Mais toutes les options sont recevables, car rester dans dans une seule École demeure justifiable non seulement dans une évolution stable du style de la pratique qui devient de plus en plus efficace et débarrassée des scories issues du mental et qui permet d'évoluer dans cadre rassurant car connu.
Pour ma part, j'ai choisi l'option de changer d'École, la troisième en cinq ans de pratique annuelle (mais beaucoup moins réellement) et d'enrichir ma pratique par un nouveau style et de nouvelles techniques ; sans oublier l'ambiance, le lieu et donc comment on va percevoir ce nouvel univers et se l'approprier. Il y a une sorte d'évolution naturelle que ma Nature suit, qui débute avec avec mon premier Sensei (Maître Soulenq) où le corps expérimente toute une gamme de sensations physiques plus douloureuses les unes que les autres, (en fait l'on découvre son corps avec ses articulations, ses courants subtils Énergétiques, et l'on s'apreçoit qu'il est bien vivant).
Il aquiert alors au bout d'un certain laps de temps une attitude verticale, souple, découvre toutes les directions. Ces exercices ascétiques finissent par atteindre l'Esprit. Il y eut donc une reconnexion entre le Corps et l'Esprit, justement par la répétition de mouvements centrés et par des techniques de Ki/méditation et Ki/respiration. A noter également un enseignement oral avec des concepts/culture à connotation métaphysiques et culturels.
La seconde évolution fut avec GUSHEN, prolongement naturel qui s'est fait selon une conception occidentale et matérialiste par hasard, mais à mes yeux loin de là. Ça devait se faire et c'est tout par rapport au Tao. Là, pendant 2 années, approfondissement en petit groupe des techniques, avec beaucoup de physique et réapprentissage du Buki-Waza (armes) afin que les deux approches soient complémentaires. Exigence et à chaque fois une nouvelle expérience même en recommençant à l'infini les techniques afin qu'elles se manifestent de façon harmonieuse au bon moment et au bon tempo.
La troisième évolution est ma nouvelle vie sur un continent immense, avec donc forcément une pratique de ce noble Art Martial différent. Et de nouvelles rencontres avec un état d'Esprit ouvert sur toutes les possibilités, à condition qu'il y ait accord avec un style de pratique. Tout est une question d'adaptation.
A ce propos cela pourrait faire un beau sujet d'étude le thème suivant : peut-on adapter à la sauce européenne les Art Martiaux asiatiques sans dévoiement ?
J'ai attendu plusieurs mois avant de faire une troisième rencontre avec un Sensei et de repratiquer après une année sans monter sur un tatami. C'est encore une fois ma blonde qui m'a mis sur la bonne voie pour trouver le Dojo et l'École qui conviendrait pour poursuivre le chemin de Vie.
O combien difficile et exigeant chemin de l'Aïkido dans une optique d'amélioration spirituelle et physique.
Ce qui est correct avec ce continent, c'est qu'il n'y a pas d'a-priori ou de préjugés. On peut tout faire à condition que cela ne porte un préjudice à la collectivité.
Et puis il y a plus d'ouverture sur le monde spirituel, je pense à cause du passé et du mode de vie en harmonie avec la nature où l'Homme était entre le Ciel et la Terre.
Lorsque je suis allé voir la première fois le Sensei et assister à un cours, j'ai alors découvert le style Yosekan.
Ouah. Je ne sais si beaucoup de pratiquants montent sur un tatami avec ces principes de droiture et d'honnêteté, comme Voie de vie, mais en tous les cas c'est la mienne, de m'améliorer sans cesse et ce malgré les chutes. Etre honnête avec soi-même et les autres.
Ce style respecte l'Esprit, mais avec une autre approche, plus proche du Ju-Jutsu, avec des frappes avec les poings et les jambes, où l'on retrouve du judo, en autres.
Une question que je me suis souvent posée est la suivante. Lorsque l'on fait une technique, il y un début et une fin. Mais y en a-t-il une vraiment ? Certes dans un cadre d'étude avec des règles, les techniques sont codifiées. Mais en réalité il n'y a pas de fin. C'est un mouvement ou le KI circule constamment changeant de polarité.
Même en situation réelle, par exemple en combat dans la rue, on ne pourra pas forcément maîtriser son adversaire par une technique apprise, mais la prolonger grâce à l'expérience acquise, imprimée dans le corps, et aller jusqu'au bout, avec comme seul objectif l'efficacité.
C'est l'impression que j'ai eue en voyant ce cours. C'est encore plus de vigilance et de maîtrise, car la moindre inattention peut-être fatale. C'est aussi le principe de sortir de la ligne d'attaque, des séries de pivot (je ne connais pas encore bien les termes exacts japonais).
Je suis donc revenu la semaine suivante afin d'expérimenter cette école avec ce que j'ai appris et à la limite de tout réapprendre, comme un enfant, tout neuf. C'est une démarche nécessaire si l'on veut progresser. Après tout le Tao est en constante mutation, comme les techniques, qui partant d'une base faible et éprouvée, doivent constamment s'adapter ou s'ajuster. Elles ne sont pas là par hasard et leur efficacité redoutable justifie leur existence et ce pourquoi elles sont là.
En tous les cas dés que je suis monté sur le tatami, atmosphère décontractée, chaleureuse et tout de suite l'Énergie est venue, m'apportant vitalité et vivacité avec une énorme joie intérieure de pratiquer et de découvrir comme une véritable bénédiction.
Et pendant 1h30 j'ai changé ma garde, j'ai fait des balayages de jambes, des projections avec les hanches, des clés au sol, avec une issue incertaine quand à l'issu des combats.
Enfin il n'y a mi vainqueurs ni vaincus, car à chaque fois les rôles d'attaquants/attaqués sont inversés. En effet dans cet art, le rôle passif n'existe pas. Pour que la technique soit efficace, il faut que l'attaque soit sincère et donc il faut l'accepter et la recevoir et de ne pas avoir d'appréhension à aller à sa rencontre, sans la fuir.
C'est comme aller au sol, projeté ou immobilisé ne constitue pas un échec, mais un moyen de se protéger et de se relever encore plus fort.
Pour mon second cours, j'ai eu l'honneur de me retrouver tout seul avec le Sensei, mais chut, je ne dirais rien sur ce que j'ai appris et retenu, c'est un secret d'École....
C'est une réponse personnelle, qui va dépendre de sa propre Nature et de ses aspirations. Mais toutes les options sont recevables, car rester dans dans une seule École demeure justifiable non seulement dans une évolution stable du style de la pratique qui devient de plus en plus efficace et débarrassée des scories issues du mental et qui permet d'évoluer dans cadre rassurant car connu.
Pour ma part, j'ai choisi l'option de changer d'École, la troisième en cinq ans de pratique annuelle (mais beaucoup moins réellement) et d'enrichir ma pratique par un nouveau style et de nouvelles techniques ; sans oublier l'ambiance, le lieu et donc comment on va percevoir ce nouvel univers et se l'approprier. Il y a une sorte d'évolution naturelle que ma Nature suit, qui débute avec avec mon premier Sensei (Maître Soulenq) où le corps expérimente toute une gamme de sensations physiques plus douloureuses les unes que les autres, (en fait l'on découvre son corps avec ses articulations, ses courants subtils Énergétiques, et l'on s'apreçoit qu'il est bien vivant).
Il aquiert alors au bout d'un certain laps de temps une attitude verticale, souple, découvre toutes les directions. Ces exercices ascétiques finissent par atteindre l'Esprit. Il y eut donc une reconnexion entre le Corps et l'Esprit, justement par la répétition de mouvements centrés et par des techniques de Ki/méditation et Ki/respiration. A noter également un enseignement oral avec des concepts/culture à connotation métaphysiques et culturels.
La seconde évolution fut avec GUSHEN, prolongement naturel qui s'est fait selon une conception occidentale et matérialiste par hasard, mais à mes yeux loin de là. Ça devait se faire et c'est tout par rapport au Tao. Là, pendant 2 années, approfondissement en petit groupe des techniques, avec beaucoup de physique et réapprentissage du Buki-Waza (armes) afin que les deux approches soient complémentaires. Exigence et à chaque fois une nouvelle expérience même en recommençant à l'infini les techniques afin qu'elles se manifestent de façon harmonieuse au bon moment et au bon tempo.
La troisième évolution est ma nouvelle vie sur un continent immense, avec donc forcément une pratique de ce noble Art Martial différent. Et de nouvelles rencontres avec un état d'Esprit ouvert sur toutes les possibilités, à condition qu'il y ait accord avec un style de pratique. Tout est une question d'adaptation.
A ce propos cela pourrait faire un beau sujet d'étude le thème suivant : peut-on adapter à la sauce européenne les Art Martiaux asiatiques sans dévoiement ?
J'ai attendu plusieurs mois avant de faire une troisième rencontre avec un Sensei et de repratiquer après une année sans monter sur un tatami. C'est encore une fois ma blonde qui m'a mis sur la bonne voie pour trouver le Dojo et l'École qui conviendrait pour poursuivre le chemin de Vie.
O combien difficile et exigeant chemin de l'Aïkido dans une optique d'amélioration spirituelle et physique.
Ce qui est correct avec ce continent, c'est qu'il n'y a pas d'a-priori ou de préjugés. On peut tout faire à condition que cela ne porte un préjudice à la collectivité.
Et puis il y a plus d'ouverture sur le monde spirituel, je pense à cause du passé et du mode de vie en harmonie avec la nature où l'Homme était entre le Ciel et la Terre.
Lorsque je suis allé voir la première fois le Sensei et assister à un cours, j'ai alors découvert le style Yosekan.
Ouah. Je ne sais si beaucoup de pratiquants montent sur un tatami avec ces principes de droiture et d'honnêteté, comme Voie de vie, mais en tous les cas c'est la mienne, de m'améliorer sans cesse et ce malgré les chutes. Etre honnête avec soi-même et les autres.
Ce style respecte l'Esprit, mais avec une autre approche, plus proche du Ju-Jutsu, avec des frappes avec les poings et les jambes, où l'on retrouve du judo, en autres.
Une question que je me suis souvent posée est la suivante. Lorsque l'on fait une technique, il y un début et une fin. Mais y en a-t-il une vraiment ? Certes dans un cadre d'étude avec des règles, les techniques sont codifiées. Mais en réalité il n'y a pas de fin. C'est un mouvement ou le KI circule constamment changeant de polarité.
Même en situation réelle, par exemple en combat dans la rue, on ne pourra pas forcément maîtriser son adversaire par une technique apprise, mais la prolonger grâce à l'expérience acquise, imprimée dans le corps, et aller jusqu'au bout, avec comme seul objectif l'efficacité.
C'est l'impression que j'ai eue en voyant ce cours. C'est encore plus de vigilance et de maîtrise, car la moindre inattention peut-être fatale. C'est aussi le principe de sortir de la ligne d'attaque, des séries de pivot (je ne connais pas encore bien les termes exacts japonais).
Je suis donc revenu la semaine suivante afin d'expérimenter cette école avec ce que j'ai appris et à la limite de tout réapprendre, comme un enfant, tout neuf. C'est une démarche nécessaire si l'on veut progresser. Après tout le Tao est en constante mutation, comme les techniques, qui partant d'une base faible et éprouvée, doivent constamment s'adapter ou s'ajuster. Elles ne sont pas là par hasard et leur efficacité redoutable justifie leur existence et ce pourquoi elles sont là.
En tous les cas dés que je suis monté sur le tatami, atmosphère décontractée, chaleureuse et tout de suite l'Énergie est venue, m'apportant vitalité et vivacité avec une énorme joie intérieure de pratiquer et de découvrir comme une véritable bénédiction.
Et pendant 1h30 j'ai changé ma garde, j'ai fait des balayages de jambes, des projections avec les hanches, des clés au sol, avec une issue incertaine quand à l'issu des combats.
Enfin il n'y a mi vainqueurs ni vaincus, car à chaque fois les rôles d'attaquants/attaqués sont inversés. En effet dans cet art, le rôle passif n'existe pas. Pour que la technique soit efficace, il faut que l'attaque soit sincère et donc il faut l'accepter et la recevoir et de ne pas avoir d'appréhension à aller à sa rencontre, sans la fuir.
C'est comme aller au sol, projeté ou immobilisé ne constitue pas un échec, mais un moyen de se protéger et de se relever encore plus fort.
Pour mon second cours, j'ai eu l'honneur de me retrouver tout seul avec le Sensei, mais chut, je ne dirais rien sur ce que j'ai appris et retenu, c'est un secret d'École....
